Comment aider un enfant à vaincre la peur ?

Chaque enfant a, à un moment de sa vie, peur de la solitude, de l’abandon, de l’obscurité, d’un bruit soudain, de ces fameuses sorcières des films ou séries, des personnes déguisées comme le père Noël, etc. Si ces choses nous semblent inoffensives, ce n’est pas le cas chez l’enfant. Que faire alors ? Les parents se doivent d’aider l’enfant à surmonter ces peurs enfantines. D’ailleurs, ces petites épreuves sont des tremplins pour aider l’enfant à développer certaines capacités, aptitudes encore méconnues jusque-là, à condition bien sûr qu’il prenne le dessus sur ces peurs. Ci-après quelques conseils à suivre pour l’aider dans cette étape de sa vie.

Prendre au sérieux la peur de l’enfant

Les parents ne doivent pas oublier qu’ils ont un jour ressenti ce que ressent leur enfant aujourd’hui. Et donc, ils ne peuvent lui prêter assistance qu’en prenant au sérieux ce sentiment qu’éprouve l’enfant. Pour ce faire, il faut accueillir et respecter le sentiment qu’éprouve l’enfant, aussi étrange ou traumatisant qu’il puisse paraître. C’est un droit d’avoir peur. L’enfant doit le savoir, ceci lui permet de l’extérioriser et donc aux parents de trouver le bon remède en l’écoutant pour déterminer ce qui l’effraie, le soutenant pour qu’il s’exprime et le réconfortant. Attention à ne pas se moquer de l’enfant quand il s’extériorise !

Déguiser l’enfant lui-même

Certains enfants ont peur des fantômes, des sorciers, du père Noël, bref de ces héros ou acteurs des films qui se déguisent. Que faire ? Généralement, il est dit de lui limiter le temps à passer devant les écrans et de veiller aux programmes qu’il doit suivre désormais. Pour autant, c’est reporter cette phobie. Pour en finir définitivement avec, il faut revêtir l’enfant lui-même de ces accoutrements du père Noël, des princes ou princesses de l’antiquité, etc. En le faisant, faites savoir à l’enfant qu’il incarne momentanément l’identité de ces héros fictifs. Quel garçon n’aimerait pas être le Spiderman de sa famille ? Voir ici d’autres jeux qui peuvent l’aider à vaincre sa peur !

Mettre en place un métro-boulot-dodo de coucher

fille peur devant la télévision

Le coucher peut s’avérer être un exercice difficile pour l’enfant. Il faut alors chercher à en savoir plus sur ce qui l’effraie. À en croire les psychologues, les craintes de l’enfant évoluent avec l’âge. Il a peur aujourd’hui de vous laisser, demain de faire face à l’obscurité de la nuit, après-demain de rencontrer le fantôme vu devant les écrans, etc. Dans tous les cas où le coucher devient pour lui un fardeau, il est conseillé de mettre en place un métro-boulot-dodo. Comme le nom l’indique, il s’agit d’instituer un rituel, un train-train quotidien pour l’aider à dormir en toute tranquillité. De façon pragmatique, les parents peuvent offrir à l’enfant un bain, ce qui l’aide à vite dormir puisque son corps n’a plus chaud, lui chanter, lui jouer des musiques berceuses, lui compter de petites histoires bien choisies s’il peut dialoguer, coucher à ses côtés au début. Ces petits gestes lui garantissent du confort et de la sécurité.

Augmenter le sentiment de contrôle de l’enfant

À un moment de sa vie, l’enfant doit être à même d’affronter lui-même certaines peurs. Cela ne signifie nullement que les parents restent oisifs en l’observant. Au contraire, c’est à eux de le lui apprendre. Pour ce faire, il faut travailler l’imagination de l’enfant en l’offrant par exemple des armes de défense en jouet : une lampe pour éclairer l’obscurité, une épée ou un pistolet en plastique pour affronter les fantômes. Mieux, à un stade donné, faites savoir à l’enfant que les monstres, les fantômes, les animaux sauvages qu’ils voient ne vivent pas à la maison et donc il n’a rien à craindre. N’oubliez pas l’objectif : apprendre à l’enfant à avoir confiance en lui-même et à s’auto défendre.

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