Que faire des cendres du défunt ?

Aux yeux de la loi, les cendres du défunt bénéficient du même statut que le corps lui-même. Il est donc nécessaire pour la famille de décider quoi en faire, surtout qu’il n’est plus possible de les conserver chez soi. De la même manière, il est aussi interdit de séparer les cendres ou d’y appliquer un quelconque traitement. Ainsi, les marges de manœuvre de la famille ne sont pas illimitées. Il existe certaines règles qui doivent être respectées.

Il n’est plus possible de conserver les urnes chez soi

Avant toute chose, il est important de faire le point sur ce que disent les textes de loi. Depuis 2008 notamment, la loi française, mais aussi dans la plupart des pays européens, vous interdit de garder les cendres de l’un de vos proches chez vous. De la même manière, l’entreprise des pompes funèbres ne peut les garder dans ses locaux que pour une durée limitée à un an. Entre temps, vous devez décider quoi en faire. Notez que la loi autorise également la conservation de l’urne dans un établissement religieux, à condition d’avoir une autorisation de la part des responsables des lieux et de respecter ce même délai d’un an.

Les placer au cimetière

La solution la plus courante est de déposer l’urne au cimetière. En effet, autant que pour un enterrement, il est possible de réserver une place pour une urne cinéraire dans un cimetière et d’y déposer une pierre tombale, une plaque funéraire et des fleurs. Sans indication de votre part, le cimetière est le choix privilégié par les agences funéraires. Il est aussi possible de déposer l’urne à l’extérieur, dans un cimetière. Seulement, celui-ci doit être fait dans un matériau résistant comme du granite ou du béton afin de résister aux intempéries.

Certains cimetières possèdent aussi un columbarium. Ce lieu est dédié spécialement à l’inhumation des urnes. Le mot « columbarium », emprunté aux Romains de l’antiquité, signifie en réalité perchoir des colombes ou des pigeons. Le columbarium des cimetières actuels ressemble en effet à des perchoirs ou à des caveaux de plus faibles épaisseurs. Chaque compartiment est destiné à recevoir des urnes. Habituellement, leurs conditions d’obtention ne sont pas vraiment différentes de celles des emplacements de tombes.

Les disperser en pleine nature

Lorsque le défunt a souhaité que ces cendres puissent être dispersées en pleine nature, il est tout à fait légal que la famille procède ainsi. Toutefois, dans ce cas également, quelques règles doivent être respectées. En premier lieu, il est impossible de réaliser l’opération en ville et dans des lieux publics, ou appartenant à autrui. Vous devez vous rendre en pleine campagne ou dans des forêts, loin des lieux d’habitations pour le faire. Il est aussi possible de verser le contenu de l’urne en pleine mer, mais il faut être à plus de 300 mètres du rivage.

Mais le plus simple est de disperser les cendres dans un cimetière, avec l’autorisation des responsables des lieux. De la même manière, les crématoriums disposent d’un jardin de souvenir, prévu justement pour la dispersion des cendres.

Les disperser ou les enterrer sur une propriété privée

Il est tout à fait possible de disperser les cendres du défunt dans une propriété privée, si le propriétaire est d’accord. S’il s’agit d’une propriété appartenant à la famille, c’est encore plus facile. En revanche, si la propriété appartient à une autre personne, il faut son autorisation au préalable. En plus de la dispersion ou de l’enterrement, il vous faut aussi obtenir le droit de passage plus tard lorsque vous souhaiteriez vous y recueillir.

Respecter les dernières volontés du défunt

Dans tous les cas, si le défunt s’est exprimé sur ce sujet avant sa mort, vous devez le respecter. Ne lui désobéissez pas, sauf si ces dernières volontés sont pratiquement irréalisables ou sont illégales. Il est par exemple possible qu’en plus des instructions, il ait pris des dispositions pour que celles-ci se réalisent.

Il est possible par exemple qu’il vous demande de faire entreprendre à ses cendres un dernier voyage. Si vous ne dépassez pas les frontières du pays, aucune formalité n’est réellement nécessaire. En revanche, si vous deviez disperser les cendres d’un défunt à l’étranger, vous devez vous conformer à la législation du pays concerné. Vous devez également obtenir au préalable l’autorisation de passer la frontière avec l’urne.

Certaines personnes peuvent même souhaiter que leurs cendres soient dispersées dans l’espace. C’est désormais rendu possible grâce à quelques entreprises qui proposent en effet cette prestation. Le seul problème est que le montant de la facture risque d’être important. À moins que le défunt ne se soit chargé lui-même de tout régler avant sa mort !

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