Les principales solutions pour réduire l’impact écologique du béton

Le béton est considéré comme l’un des matériaux de construction les plus polluants, et participant aux changements climatiques. Son impact environnemental provient de sa production, de son transport et des matériaux utiles à sa construction. Voici les principales solutions pour réduire l’impact écologique du béton.

Ménager ou substituer le béton

La première solution visant à limiter l’impact environnemental du béton consiste à économiser le béton utilisé dans la construction. Cette alternative a pour principal objectif la limitation de la production dudit matériau.

Dans le même sens, il est également possible de remplacer le béton par d’autres matériaux de construction. En réalité, il existe plusieurs matériaux pouvant remplacer partiellement ou entièrement le béton. Cependant, ces alternatives au béton n’ont pas les mêmes emplois et ne sont pas toutes applicables en ville. Le bois, le mycélium, la pierre peuvent par exemple détrôner le béton dans une construction urbaine.

Par ailleurs, le béton reste d’un des principaux facteurs de production de chaleur dans les villes. Cette chaleur provient en effet du sol et de l’ossature qui dégagent l’énergie accumulée dans la journée. L’utilisation de matériaux autres que le béton servira donc à réduire l’absorption de chaleur. Pour ce faire, l’emploi des matériaux retenant moins la chaleur, réduisant l’artificialisation des sols et renforçant l’albédo est préconisé.

Restreindre l’incidence générale du béton

De nombreux moyens permettraient de réduire l’impact global du béton. Il s’agit notamment de :

  • l’usage de la valorisation matière
  • la recarbonatation du ciment
  • l’allongement de la durée de vie du béton

Valorisation matière

Ce point implique par exemple l’usage de l’acier contenu dans les pneus usagés. En effet, cet élément permettrait de réduire, voire d’éviter l’addition de minerai de fer dans le clinker complété. L’insertion des fumées de silice provenant de la fabrication de silice, des laitiers de haut-fourneau ou des cendres volantes issues des centrales thermiques à charbon est également possible.

Le remplacement d’une partie du clinker par d’autres composants aiderait à réduire doublement les émissions de dioxyde de carbone. Ceci s’explique par la réduction des émissions irréductibles en rapport avec la décarbonatation du calcaire, et la diminution de l’énergie utile à leur fabrication. En concassant le béton, on peut également réintégrer ses résidus dans un nouveau béton.

Recarbonatation du ciment

Les solutions de ciment recarboné permettrait de piéger du dioxyde de carbone dans sa matrice, notamment en surface. Le concassage du béton de démolition garantirait un captage optimal du gaz carbonique. De plus, ce processus renforce sa stabilité chimique, sa résistance mécanique et son absorption d’eau. La captation du dioxyde de carbone peut aussi se faire grâce à des micro-algues. Selon certaines études, un hectare de micro-algues retiendrait dix fois plus de gaz carbonique qu’un hectare de forêt terrestre.

Allongement de la durée de vie du béton

La réduction de l’impact écologique du béton implique également l’augmentation de sa durée de vie. Estimée à 100 ans, cette durée est généralement écourtée par les conditions extérieures et d’usage du bâtiment. Des innovations sont annoncées pour optimiser la durée de vie du béton, à travers notamment la réduction de sa carbonatation et de sa porosité. Ces processus sont également destinés à minimiser la corrosion des bâtis.

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